Association France-Oural

De Pierre le Grand à Elstine

Connue à l’époque médiévale comme la ceinture de Pierre, la région de l’Oural a été colonisée par les russes au 12ème siècle notamment par des trappeurs venant de Novgorod. Jusqu’à la fin du XVIème siècle, l’Oural n’a eu pour les Russes d’autres intérêts que de se trouver sur la route de la Sibérie, sur le trajet des chasseurs et autres collecteurs de fourrures au service des villes commerçantes de l’ouest. Mais avec la concession de terres par le pouvoir  (Ivan le Terrible) à la famille de Stroganov au nord de l’actuelle Perm, autour de Solikamsk, l’Oural acquiert un nouvel intérêt. On y installe des comptoirs marchands protégés par des fortins, et on y exploite les premières mines de fer.
La colonisation s’est rapidement développée à la fin du 16ème siècle. Les premières industries métallurgiques se sont établies dans les années 1630. La plupart des capitales régionales sont fondées au 18ème siècle sous l’impulsion de Pierre le Grand et se développe sous l’égide de Tatichtchev. De grandes dynasties d’entrepreneurs et de marchands tels les Riazanov ou les Demidov ont construit la prospérité des villes.
En 1918, la famille impériale est tuée à Ekaterinbourg, où un monument leur rend désormais hommage. Dans les années 30, Ekaterinbourg fut le point de passage le plus important pour les prisonniers du Goulag en transit vers la Sibérie et l’Extrême Orient. Le sinistre Archipel comptait des établissements dans toute la région. Autour des deux capitales Perm et Ekaterinbourg et bien sûr plus au nord.

Le renouveau des industries lourdes est dû aux plans quinquennaux et à l’utilisation de la région comme base de repli pour les industries stratégiques durant la seconde guerre mondiale.
Il a fallu attendre les années 1990 pour que l’Oural soit accessible aux étrangers. Cette situation était la conséquence de la présence de nombreuses unités du complexe militaro industriel.
La région fut aussi le berceau d’artistes célèbres, le maître de ballet Diaghilev le compositeur Tchaïkovski, les écrivains Bajov et Sibiryak.

La diversité culturelle est présente en Oural, de nombreux peuples non slaves ont su faire revivre leurs traditions ancestrales, notamment les Oudmourtes, les Bachkirs, les Komi, les Bessiarmes, les Nenets et les Khanty-Mansisk.
Bâtie il y a presque 300 ans au bord de l’Isset, sur le versant Oriental des montagnes de l’Oural, Ekaterinbourg fut baptisée en l’honneur de Catherine, femme de Pierre le Grand. La date officielle de sa fondation est fixée au 7 novembre 1723, quand fut construite en raison de la guerre contre la Suède, l’une des plus grandes usines métallurgiques d’Europe.

Deux personnages célèbres, compagnons d’armes de Pierre le Grand, ont contribué à la construction de la ville de d’Ekaterinbourg, et plus largement au développement de la région Oural :

1. Le Capitaine V.N.Tatichtchev, homme d’Etat et scientifique, responsable des usines de l’Oural choisit son emplacement.
2. Le Général V.I.Guennine, successeur du capitaine Tatichtchev, dirigea les travaux

Tout au long du 18ème siècle de nombreuses industries s’installèrent à Ekaterinbourg : la Cour Monétaire et l’usine Annenski (Verh-Issetski). En 1763 Ekaterinbourg devint le point de jonction de la route Sibérienne reliant la partie européenne avec la partie asiatique de l’Empire Russe. Ce n’est qu’en 1781 que la cité-usine reçut officiellement le statut de ville.

La première moitié du 19ème siècle est une période de croissance agitée provoquée par “la fièvre de l’or” liée à la mise en valeur des gisements d’or d’Oural et de Sibérie et à l’exploitation des pierres fines : diamants, saphirs, malachite, etc.

A la fin du 19ème siècle, sous l’impulsion des sociétés minières, Ekaterinbourg devint le centre économique, commercial et culturel de l’Oural. Imprimeries, centres de recherche, bibliothèques, musées, théâtres et écoles sont créés, dont en 1916, la première école d’études supérieures, future Académie d’Etat des Mines et de Géologie de l’Oural.
Au début du 20ème siècle Ekaterinbourg compte 56 000 habitants, près de 45 usines et manufactures dont certaines existent encore (Ouralmach, Khimach). L’intensification du potentiel industriel de la ville entraîne une augmentation sans précédent de la population qui atteint 430 000 personnes à la fin des années 30.

En 1924, en l’honneur du premier président de l’URSS, la ville prend le nom de SVERDLOVSK. Elle devient dans les années 30 le point de passage le plus important pour les prisonniers du Goulag en transit vers la Sibérie et l’Extrême Orient.

Pendant la Seconde guerre mondiale plus de 50 grandes usines, des organismes d’études et de recherches scientifiques sont implantées à Sverdlovsk qui devient le grand centre de production d’armement en même temps qu’un refuge pour l’héritage culturel du pays, accueillant les collections de l’Ermitage, les troupes du Théâtre de l’Armée et du Théâtre Académique d’Art de Moscou.
L’Oural fut une zone prioritaire pour l’Union Soviétique : deux plans quinquennaux successifs y développèrent une industrie lourde (sidérurgie, armement, chimie…). Ce fut l’époque des grands combinats sidérurgiques (Magnitogorsk…). L’Oural devint la grande région industrielle de l’Union Soviétique avec celle du Donbass.
Ces dernières années, la croissance a faibli. De nouvelles régions attirent les investisseurs et l’Oural souffre du passage à l’économie capitaliste.

Enfin, il faut attendre les années de la Perestroïka pour que l’Oural soit accessible aux étrangers.

Connue à l’époque médiévale comme la ceinture de Pierre, la région de l’Oural a été colonisée par les russes au 12ème siècle notamment par des trappeurs venant de Novgorod. Jusqu’à la fin du XVIème siècle, l’Oural n’a eu pour les Russes d’autres intérêts que de se trouver sur la route de la Sibérie, sur le trajet des chasseurs et autres collecteurs de fourrures au service des villes commerçantes de l’ouest. Mais avec la concession de terres par le pouvoir  (Ivan le Terrible) à la famille de Stroganov au nord de l’actuelle Perm, autour de Solikamsk, l’Oural acquiert un nouvel intérêt. On y installe des comptoirs marchands protégés par des fortins, et on y exploite les premières mines de fer.
La colonisation s’est rapidement développée à la fin du 16ème siècle. Les premières industries métallurgiques se sont établies dans les années 1630. La plupart des capitales régionales sont fondées au 18ème siècle sous l’impulsion de Pierre le Grand et se développe sous l’égide de Tatichtchev. De grandes dynasties d’entrepreneurs et de marchands tels les Riazanov ou les Demidov ont construit la prospérité des villes.
En 1918, la famille impériale est tuée à Ekaterinbourg, où un monument leur rend désormais hommage. Dans les années 30, Ekaterinbourg fut le point de passage le plus important pour les prisonniers du Goulag en transit vers la Sibérie et l’Extrême Orient. Le sinistre Archipel comptait des établissements dans toute la région. Autour des deux capitales Perm et Ekaterinbourg et bien sûr plus au nord.

Le renouveau des industries lourdes est dû aux plans quinquennaux et à l’utilisation de la région comme base de repli pour les industries stratégiques durant la seconde guerre mondiale.
Il a fallu attendre les années 1990 pour que l’Oural soit accessible aux étrangers. Cette situation était la conséquence de la présence de nombreuses unités du complexe militaro industriel.
La région fut aussi le berceau d’artistes célèbres, le maître de ballet Diaghilev le compositeur Tchaïkovski, les écrivains Bajov et Sibiryak.

La diversité culturelle est présente en Oural, de nombreux peuples non slaves ont su faire revivre leurs traditions ancestrales, notamment les Oudmourtes, les Bachkirs, les Komi, les Bessiarmes, les Nenets et les Khanty-Mansisk.
Bâtie il y a presque 300 ans au bord de l’Isset, sur le versant Oriental des montagnes de l’Oural, Ekaterinbourg fut baptisée en l’honneur de Catherine, femme de Pierre le Grand. La date officielle de sa fondation est fixée au 7 novembre 1723, quand fut construite en raison de la guerre contre la Suède, l’une des plus grandes usines métallurgiques d’Europe.

Deux personnages célèbres, compagnons d’armes de Pierre le Grand, ont contribué à la construction de la ville de d’Ekaterinbourg, et plus largement au développement de la région Oural :

  1. Le Capitaine V.N.Tatichtchev, homme d’Etat et scientifique, responsable des usines de l’Oural choisit son emplacement.
  2. Le Général V.I.Guennine, successeur du capitaine Tatichtchev, dirigea les travaux

 

Tout au long du 18ème siècle de nombreuses industries s’installèrent à Ekaterinbourg : la Cour Monétaire et l’usine Annenski (Verh-Issetski). En 1763 Ekaterinbourg devint le point de jonction de la route Sibérienne reliant la partie européenne avec la partie asiatique de l’Empire Russe. Ce n’est qu’en 1781 que la cité-usine reçut officiellement le statut de ville.

La première moitié du 19ème siècle est une période de croissance agitée provoquée par “la fièvre de l’or” liée à la mise en valeur des gisements d’or d’Oural et de Sibérie et à l’exploitation des pierres fines : diamants, saphirs, malachite, etc.

A la fin du 19ème siècle, sous l’impulsion des sociétés minières, Ekaterinbourg devint le centre économique, commercial et culturel de l’Oural. Imprimeries, centres de recherche, bibliothèques, musées, théâtres et écoles sont créés, dont en 1916, la première école d’études supérieures, future Académie d’Etat des Mines et de Géologie de l’Oural.
Au début du 20ème siècle Ekaterinbourg compte 56 000 habitants, près de 45 usines et manufactures dont certaines existent encore (Ouralmach, Khimach). L’intensification du potentiel industriel de la ville entraîne une augmentation sans précédent de la population qui atteint 430 000 personnes à la fin des années 30.

En 1924, en l’honneur du premier président de l’URSS, la ville prend le nom de SVERDLOVSK. Elle devient dans les années 30 le point de passage le plus important pour les prisonniers du Goulag en transit vers la Sibérie et l’Extrême Orient.

Pendant la Seconde guerre mondiale plus de 50 grandes usines, des organismes d’études et de recherches scientifiques sont implantées à Sverdlovsk qui devient le grand centre de production d’armement en même temps qu’un refuge pour l’héritage culturel du pays, accueillant les collections de l’Ermitage, les troupes du Théâtre de l’Armée et du Théâtre Académique d’Art de Moscou.
L’Oural fut une zone prioritaire pour l’Union Soviétique : deux plans quinquennaux successifs y développèrent une industrie lourde (sidérurgie, armement, chimie…). Ce fut l’époque des grands combinats sidérurgiques (Magnitogorsk…). L’Oural devint la grande région industrielle de l’Union Soviétique avec celle du Donbass.
Ces dernières années, la croissance a faibli. De nouvelles régions attirent les investisseurs et l’Oural souffre du passage à l’économie capitaliste.

Enfin, il faut attendre les années de la Perestroïka pour que l’Oural soit accessible aux étrangers.